RESURRECTION EGYPTIENNE imageRESURRECTION EGYPTIENNE image
ISIS à ressuscité OSIRIS, elle lui a donné une nouvelle naissance, la possibilité de réaliser de nouveau un cycle de viie comme la Lune. ISIS donne ensuite naissance à son fils HORUS, le Soleil nouveau bienfaisant et non desséchant et la nouvelle pousse. Nous retrouvons là encore tout comme en Mésopotamie le Soleil fils de la Lune. OSIRIS LUNAIRE devient, tout comme NERGAL SIN et le seigneur NEMROD des mythes babyloniens, le dieu des enfers et de la mort. À ce titre, il se retrouve au cœur des grandes initiations dont le LIVRE DES MORTS nous donne un aperçu.

Alors, OSIRIS entouré de quarante-deux assesseurs, préside au jugement des morts. Voilà pourquoi OSIRIS, dieu lunaire, est parfois noir avec une couronne blanche. Il a le visage sombre de la LUNE cendrée qui, en fait, apparaît marron, gris ou vert sombre sur le ciel bleu et il est couronné de la haute couronne blanche, symbole de la " LUMIERE LUNAIRE ". On ne peut donc ignorer son assimilation au symbolisme lunaire même si le peuple égyptien donna une supériorité au culte du SOLEIL dans sa religion.

Ce mythe, que l'on retrouve plus tard à Babylone avec NEMROD est très proche du mythe d’ HIRAM des francs-maçons, mais à l'origine il est OSIRIS. Le fait qu’OSIRIS, fils du CIEL et de la TERRE, enseigne l’agriculture à son peuple dans les traditions l’associent aux moissons, et c’est la raison pour laquelle il est souvent porteur d’un EPI DE BLE comme la VIERGE / ISIS.

Cette généalogie et cette attribution lient le Dieu à la fois à ce qui est en haut et à ce qui est en bas par les mystères de la germination. D’autre part, la recherche du corps par sa sœur épouse ISIS jusqu’aux confins du monde des morts confirme cette attribution et en détermine les contours, de même qu’elle permet de décrire l’environnement des âmes.

Ce qui différencie les ténèbres de la clarté est essentiellement indiqué par le fait que ce sont les épouses qui partent à la recherche du défunt. Cette différence de sexe accentue encore l’alternance de l’ombre et de la lumière. Le monde des morts n’est accessible qu’une fois dévêtu. Il s’agit bien de tout laisser à la porte de ce qui peut rappeler le monde visible. Tout s’organise comme si du fond de la Terre germait la Lumière.

C’est principalement le grec PLUTARQUE qui en décrivit le développement vers 66 a.d. ce qui laisse à penser que les grands mystères étaient, depuis la plus haute antiquité, l’objet de transmissions secrètes car le peu d’informations dont on dispose sur cette légende la fait remonter au moins à un millénaire avant le christ.

Le mythe égyptien a ceci de très particulier qu’il propose quelque chose de plus que ce que dévoile une parabole ordinaire, nous nous trouvons ici face aux véritables prémices d’un enseignement sacré. L’intelligence de la légende d’ OSIRIS est précisément de développer une certaine notion de l’évolution, voire, de la transmigration des âmes, leur retour au divin, leur reconstitution après le démembrement et leur complète fusion avec le divin. Cela formera le fondement des légendes relatives au « DIEU QUI MEURT ».

L’inconscient collectif qui les véhicules est à ce point proche de la nature profonde de l’homme que le fondement de la légende ne peut que se transmettre, s’adapter mais pas être oubliée. Il y a peu de textes qui abordent le mythe osirien et cette discrétion le rapproche du mythe d’ HIRAM (avatar de Osiris) dans la mesure où, pour ce dernier, on ne dispose pas non plus d’éléments écrits qui développent les raisons profondes de son élaboration.

OSIRIS, " le bienveillant " aussi appelé OSIRIS (Ausar) est fils de NOUT et de GEB, le CIEL et la TERRE. Il règnera vingt huit ans durant lesquels il enseigne aux égyptiens l’art de l’agriculture avant d’être la victime d'un complot organisé par son frère SETH, image du désordre, du chaos. Alors qu'il revient victorieux d'une longue campagne de conquêtes, SETH profite des fêtes organisées à cette occasion pour inviter son frère à un banquet.

Au cours de la soirée, il met OSIRIS au défi de s’allonger dans un grand coffre. Lorsque ce dernier y fut couché, SETH (aidé de 72 complices, les 72 génies des demi-décans du zodiaque), referma le lourd couvercle sur lui et le scella avec du plomb fondu. Puis SETH et ses complices portèrent le coffre sur le Nil et le firent descendre jusqu'à la mer.

Là où ISIS franchit les portes en abandonnant à chaque fois une part de ses parures afin de descendre plus profondément, Isis déchire ses vêtements et parcoure le monde à la recherche du coffre dans lequel "le Bienveillant" a été enfermé. Néanmoins, elle ne ramènera pas OSIRIS par un voyage de retour car ceux qui descendent en ces lieux ne peuvent pas revenir et c’est seulement l’Amour d' ISIS, symbole de la régénération et de la vie éternelle qui permettra de retrouver le corps.

ISIS alors remonta sur sa " BARQUE DE PAPYRUS ",bien décidée à retrouver les 14 morceaux du corps de son bien-aimé, à tra­vers le labyrinthe du marais, mais elle n'en retrouva que 13. La seule partie qu'elle ne parvint pas à retrouver, malgré tous ses efforts et malgré l'aide des obligeants crocodiles, fut le membre viril car il avait été mangé par des poissons. Toutefois il avait eu le temps de donner au fleuve sa force fécondante.

Durant le voyage d' ISIS aux enfers, le coffre contenant le corps, entraîné par la mer, atteignit les côtes de Phénicie où il s’échoua aux pied d’un ACACIA (ou d’un Tamaris, selon les versions). La quête dura si longtemps que le tronc de l’ACACIA recouvrit la boite contenant le corps d’ OSIRIS. Le roi de Byblos, occupé à faire construire son nouveau palais, fait abattre l'arbre afin d’en faire l’une des deux colonnes qui doivent en décorer l’entrée.

ISIS entend parler de l’odeur qui s’échappait du tronc alors qu’on le coupait. Elle en comprend aussitôt la signification et se rend en Phénicie où on lui remet la colonne prodigieuse. Elle ouvre la colonne de bois et en retire le cercueil de son époux qu'elle arrose de ses larmes. Elle le ramène en Egypte et le cache au fonds du marais DELTA afin que SETH ignore que le corps ait été retrouvé. Mais il découvre le coffre alors qu'il chassait au clair de Lune. Furieux qu’OSIRIS soit encore entier malgré le temps écoulé, il coupa le corps en 14 morceaux et, de tous côtés, les dispersa à travers le pays.

Découvrant cela, ISIS se mettra à la recherche des morceaux. Elle les retrouvera tous à l’exception du sexe, dévoré par un poisson. Elle se résolut à fabriquer un phallus artificiel et le consacra. C'est ce phallus dont aujourd'hui encore les Égyptiens célèbrent la fête. Aidé par ANUBIS, THOT et NEPHTYS, elle recomposera le corps démantelé et le momifiera.

Ramené à la Vie par ces pratiques et désormais à l'abri de la mort, OSIRIS se retire dans les mondes souterrains, il laisse alors le trône du monde visible à son fils HORUS, qui se vengera de SETH et deviendra le modèle des rois à venir.

Nous avons donc ici un dieu lunaire dont la mise à mort commence au moment de sa décroissance. La LUNE meurt au terme de son cycle de 28 levers (dans le cycle de 30 jours d'une NOUVELLE LUNE à une autre, il y a 28 levers de lune observables), c'est-à-dire à sa disparition lors de sa conjonction avec le SOLEIL. Ce nombre 28 est le nombre de jours pendant lesquels la LUNE éclaire.

Plutarque indique clairement: « Les Égyptiens, dit-il, interprètent le dépeçage d'OSIRIS en 14 morceaux comme un symbole des jours pendant lesquels la LUNE décroît après la PLEINE LUNE jusqu'à la néoménie.». Le croissant, symbole du phallus, en Inde et en Mésopotamie, est perdu puisque la Lune a disparu. Mais heureusement, ISIS en fabrique un et dès lors le dieu ressuscite et peut à nouveau être fécond.
CE SITE A ÉTÉ CONSTRUIT EN UTILISANT